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Accueil > Formations, Grainier, Compost, Fiches techniques, Biocabas > 1 - Les formations AJOnc > 4 - L’album photos faune/flore des jardins du réseau AJOnc

Articles

formations/inventaires sur les jardins communautaires


(album en cours de constitution (débuté en 2011)...)

  • Trèfle incarnat (Trifolium incarnatum L.) - Famille fabacées

Plante annuelle, peu envahissante, sans rejets, à racines grêles, de 25 à 50 cm terminée par un capitule allongé de 4 à 5 cm sur 2 cm. Floraison de mai à juillet, fleurs rouge incarnat en épi d’abord conique et devenant cylindrique à maturité. Assez commune sur les sols siliceux, surtout en plaine mais se rencontre jusqu’à 1200 m. Utilité : Offre une bonne production de matière organique. En outre, elle fixe l’azote dans l’air et enrichit les sols. Sa production d’humus est importante. Se révèle un excellent engrai vert. Elle est d’un usage plus décoratif si on la laisse fleurir, se révélant très mellifère.

  • Syrphe Ordre : Diptères - Famille : Syrphidae

Insecte entomophage présent dans les prairies fleuris, parcs et jardins, sur une fleur entrain de butiner ou en vol stationnaire, deguisé en petite guêpes, bourdon abeille,... afin d’éloigner ses prédateurs. Sa présence est un bon indicateur de biodiversité et très utile pour nos jardins car au stade adulte le syrphe se nourrit de pollen et de nectar et contribue ainsi à la pollinisation, alors que ses larves, aphidiphages, se nourrissent de pucerons tout comme la très célèbre larve de coccinelle, dévorant ainsi de 400 à 700 individus durant leur développement d’une dizaine de jours environ.

  • Aster amelle (Aster amellus L.) - Plante herbacée vivace de la famille des astéracées de 20 à 50cm de hauteur

L’aster amellus est une Composée radiée. C’est une espèce qui pousse dans les pelouses calcicoles sèches et sur les côteaux bien exposés. Elle est protégée en France . Feuilles lancéolées se répartissant sur toute la tige, les supérieures étant sessiles, les inférieures atténuées en pétiole. Les fleurs forment des capitules de 3 cm de diamètre environ situés au sommet des rameaux, ligulées de couleur rose-violet au pourtour du capitule, tubulées de couleur jaune au centre. On attribue des vertus médicinales à l’aster amellus, elle soignerait les inflammations oculaires et de la gorge.

  • Fruit du prunellier (prunus spinosa) - Arbuste de la famille des Rosaceae

Aussi appelé buisson noir, épinette ou épine noire. Commun dans toute l’Europe. En raison de son caractère épineux et d’une forte tendance à drageonner, il a été très utilisé pour former des haies défensives (comme l’aubépine) et infranchissables pour le bétail. Il peut former une haie ou un taillis inextricable en quelques années. Ses fruits étant appréciés des oiseaux qui disséminent ses graines, il est souvent une espèce envahissante des friches et de certaines pâtures. On le rencontre aussi souvent aux lisières des bois. Les fleurs blanches apparaissent en mai avant les feuilles, le fruit d’une couleur noir bleuâtre est appelé prunelle, très âpre et peu consommable sauf après les premières gelée. Cueillis en octobre/novembre ils sont utilisés pour préparer l’eau-de-vie de prunelle ainsi que pour la confection de gelée et de confiture. Jadis, le bois du prunelier était utilisé pour fabriquer les dents des râteaux à foin et les feuilles comme substitut au thé. Des propriétés médicinales ont été signalées : Les fleurs sont calmantes, diurétiques, laxatives et dépurative. Ces principes permettent de lutter contre les œdèmes et la cellulite. Les fruits sont astringents et toniques car riches en tanin, vitamine C et acides organiques. Une variété de bombyx, la Laineuse du prunellier (Eriogaster catax), protégée en France, se rencontrant davantage dans la partie sud du pays, est fortement liée à la présence de cet arbuste qui, avec les aubépines, sert de support de ponte pour ce papillon.

  • Rudbeckia / Rudbéckie laciniée - (Rudbeckia laciniata) - Famille des Astéracées (Composées)

Plante herbacée vivace qui atteint 2m de hauteur. La tige de la plante est vert pâle, cylindrique, et le plus souvent poilue. Les feuilles alternes sur la tige mesurent jusqu’à 12 cm de long et deviennent graduellement plus petites vers le haut de la tige qui se termine par des inflorescences en forme de capitule de fleurs jaunes avec un cône central vert pâle globoïde. Des bractées florales vert clair, glabres et ovales entourent la base du capitule. Les fruits formés sont des akènes. Habitat : talus, fossés, champs, terrains vagues... Est considérée comme plante invasive – origine : Amérique du Nord. Introduction délibérée de la plante en France dès le début du 17ème siècle pour ses qualités ornementales. Est d’ailleurs toujours commercialisée comme telle. Est réputée être toxique pour le bétail (moutons, porcs, ...). Propriétés médicinales : un thé fait à partir de la racine (rhizome) est utilisé pour traiter l’indigestion. Intérêt opportuniste en apiculture, très mellifère.

  • Viorne lantane (Viburnum lantana), ou Viorne mancienne, arbuste de 3 à 4 mètres de la famille des Adoxaceae (autrefois classé parmi les caprifoliacées)

Feuillage caduc, floraison printanière, fleurs blanc-crème, parfumées (mellifères & nectarifères). Elles sont hermaphrodites. Fruits, baies charnues à une seule graine, très appréciées par les oiseaux. A la fin de l’été les baies vertes passent au rouge vif et puis au noir en quelques semaines, les 2 couleurs pouvant être présentes simultanément. Les rameaux étaient jadis utilisés pour la confection de liens grossiers et en vannerie. Utilisation en haie libre et/ou ornementale isolée en jardin. La Viorne mancienne fait partie de la pharmacopée de nombreux pays pour ses propriétés cardiotoniques et son action bénéfique sur l’appareil respiratoire.

  • Pied de coq / panic pied de coq / panic des marais (Echinochloa crus-galli), Classification : Graminées(Poaceae ), Monocotylédones - Type : herbacé

Espèce assez commune, annuelle ne se reproduisant que par graines. Période de floraison : Juillet-Août. Habitat : Champs humides, bords des étangs, bords des cours d’eau, terrains vagues et cultures. Taille : jusque 80 cm. Plante cespiteuse. Tiges robustes, dressées ou couchées à la base. Feuilles glabres larges, trace blanchâtre et luisante à la base du limbe. Inflorescence : panicule contractée, verte ou violacée, formée d’épis dressés ; épillets velus hérissés (3 à 4 cm), glumelle inférieure de la fleur stérile mucronée ou longuement aristée. Espèce particulièrement peu appréciée en agriculture car présente dans toutes les cultures avec un optimum dans celles de printemps (betteraves, céréales de printemps, protéagineux...). Dans de nombreuses régions du globe, USA, Canada, France (Camargue...) est considérée comme une mauvaise herbe invasive et très nuisible.

  • Viorne obier (Viburnum opulus)

Arbuste de la famille des Caprifoliacées à feuillage caduc, opposé, à 3 lobes dentés, d’une hauteur de 2 à 4 m. environ. La viorne obier est idéale dans une haie champêtre car belle en toute saison. Cet arbuste est intéressant tant pour sa généreuse floraison que pour sa longue fructification appréciée des oiseaux, les couleurs changeantes de son feuillage et sa grande rusticité (supporte de basses températures jusque -20°). Sauvage, la viorne obier se rencontre en lisière de bois, en bordure de chemins, de ruisseaux... Ses fleurs sont blanches stériles et fertiles en corymbes plats. L’espèce cultivée ne possède que des fleurs "stériles" identiques à celles de la couronne extérieure de l’inflorescence de l’espèce sauvage. De ce fait elle ne fructifie pas et l’inflorescence d’un blanc très pur ne forme plus une ombelle mais une "boule de neige". Les Fruits sont rouges et luisants, très charnus de la grosseur d’une groseille et longtemps présents sur les arbres en grappes assez lâches. Ils contiennent de la saponine et une essence spécifique, la "viburnine" ; deux principes toxiques qui peuvent provoquer des irritations et des gastro-entérites. Néanmoins, utilisation en homéopathie pour soigner les douleurs pendant les règles et les irritations des ovaires.

  • Moineau domestique (Passer domesticus), Famille des passéridés - Espèce protégée

Connu de tous, le moineau domestique est si commun que c’est à peine si nous le remarquons alors que cette petite boule de plumes sautillante, robuste et trapue, d’une taille moyenne de 15cm et d’un poids moyen de 30 gr mérite toute notre attention. De tous les oiseaux de jardin, c’est certainement l’espèce qui est la plus associée à l’homme. Granivores à l’origine, il a modifié depuis ses habitudes alimentaires en exploitant les milieux peuplés par l’homme, ce qui lui a permis de coloniser presque le monde entier. Omnivore et opportuniste, il se nourrit pour l’essentiel de graines, d’insectes, de larves, de vers de terre et d’araignées, mais aussi de bourgeons de fruits, ce qui le rend pas toujours très populaire auprès des jardiniers. Il est très grégaire tout au long de l’année, formant de grands groupes en automne et en hiver. Il niche en colonies de plusieurs couples sous un même toit de tuiles ou dans des creux et des trous. Le Moineau domestique chuchete, chuchote, pépie. Dès le début janvier, l’oiseau délimite son territoire du haut d’un toit ou d’une gouttière par son chant très peu mélodieuse, dont on ne retient souvent que le caractéristique "tchip tchip" qui lui vaut son nom argotique de piaf. . Au mois de mars, il construit son nid dans les endroits les plus variés, à hauteur respectable, dans une cavité, sous les tuiles des maisons, sur un lampadaire ou bien contre un pan de mur recouvert de lierre. Il peut occuper également les nichoirs et les nids d’hirondelles dont il n’hésite pas à expulser les locataires. La femelle pond de 3 à 8 oeufs que les deux parents couvent durant 13 à 14 jours. 17 jours après leur éclosion, les petits sont déjà capables de quitter le nid. Peu après, les parents nichent une nouvelle fois et ainsi quatre fois de suite. Ils sont monogames pour une saison et protègent leur nid avec force. Ils attaquent de nombreuses espèces d’oiseaux entrant dans l’espace proche de leur nid. Sa longévité moyenne minimale est de 13 ans. Les populations de moineaux domestiques déclinent rapidement dans toute l’Europe occidentale, un phénomène pas encore totalement expliqué. Selon des experts, ce déclin laisse penser que c’est l’environnement immédiat du moineau, donc le notre, qui est affecté, car le "Piaf" est l’espèce d’oiseau la plus inféodée à l’homme dont il dépend pour son habitat et sa nourriture.

  • Cornouiller sanguin (Cornus sanguinea) - arbuste de 3-5 m de la Famille des Cornacées (du latin cornus, car le bois du Cornouiller est dur comme de la corne)

Le Cornouiller sanguin a des feuilles qui virent au rouge en automne, car elles contiennent un suc rouge (anthocyane) qui capte mieux la lumière, avant de tomber (d’où son nom) et c’est en hiver qu’il présente sa plus belle parure, avec ses rameaux orange lumineux. Fleurs, de mai à juillet, hermaphrodites, blanches à jaunâtres et petites, groupées en corymbes. Fruit drupe en forme de baie, noir, non comestible mais dont on extrait une huile autrefois utilisée pour l’éclairage et la fabrication de savon. Répandus en Europe, isolé, dans les bois mais surtout en lisière près des ruisseaux et des rivières, il colonise allègrement nos fossés, nos talus et nos friches. Il a sa place dans les haies libres, fournissant abri et nourriture aux oiseaux. Les tiges de l’année sont utilisables en vannerie.

  • Galle de l’églantier (Bédégar)

L’églantier commun (Rosa canina L.) est un rosier sauvage très commun dans nos campagnes que l’on rencontre fréquemment en lisière des bois, dans les haies et les jachères... On remarque assez souvent sur ces arbustes une néoformation végétale à l’aspect chevelu, rouge brun, le "bédégar". C’est une galle, réaction de l’églantier à un corps étranger, en l’occurrence la ponte d’un Cynips, Diplolepis rosae, insecte de l’ordre des hyménoptères. Il n’existe, essentiellement que des femelles qui se reproduisent sans fécondation par parthénogenèse (reproduction à partir d’un ovule non fécondé). Les mâles sont très rares. La galle est une réaction de défense du végétal contre le parasite. La plante différencie des tissus spécialisés strictement d’origines végétales au sein desquels le parasite puise les substances nutritives assurant son développement ; On peut dire qu’elle développe une stratégie pour emprisonner les insectes dans un cocon nourricier et protéger ainsi le reste de la plante. La galle de l’églantier se forme sur les tiges, pétioles ou feuilles, se présentant comme un fouillis de filaments végétaux de 2 à 5 cm et parfois plus, Elle renferme de nombreuses cavités larvaires abritant chacune une larve, et est connue sous le nom d’origine persane de bédégar (« emporté par le vent ») ou de barbe de St Pierre. Dès l’antiquité, certaines galles étaient utilisées pour divers usages. Cette galle de l’églantier constituait un « tabac » pour la pipe une fois réduite en miettes et était également utilisée à des fins thérapeutiques, contre les troubles digestifs et les affections urinaires.

Photos AJOnc sauf mention contraire.