accueil | Plan du site | Agenda | Grands évènements | Liens | Espace adhérent

Accueil > Les Jardins > LAMBERSART (Quartier Canteleu) : Jardin des Mille-Lieux > Le Jardin dans les médias

Articles

L’Echo des brouettes n° 11 - Printemps-Automne 2011

Jardin des Mille Lieux Lambersart


« À l’autre bout du monde, au Jardin des Mille Lieux… » 

Au jardin des Mille Lieux, on pourrait se croire à l’autre bout de la terre, à 22 000 km exactement, dans l’océan pacifique, en Nouvelle-Calédonie…

En effet, à l’intérieur du tipi en saule vivant, une grande sculpture océanienne vous accueille, un « ancêtre » qui porte une femme, qui elle-même porte un homme… Ce tronc d’arbre sculpté, au centre du tipi, rappelle le poteau central des cases kanak…

Et, juste à côté de la mare, c’est un vieil homme poisson à la longue barbe de bois qui vous regarde…

Ces créatures d’un autre monde ont été sculptées par un artiste kanak énergique et généreux : André-Wassaümié PASSA, originaire de Lifou, petite île de Nouvelle-Calédonie, où il est pasteur, enseignant, chef de clan, sculpteur, musicien, et père des nombreux enfants que sa femme, la lumineuse Kama, lui a donnés…

Nous l’avons connu dans nos jeunes années en Nouvelle-Calédonie, et en janvier 2009, il est venu nous rendre visite à Lambersart. Pendant son passage de 10 jours, il a sculpté d’abord à la tronçonneuse, puis au ciseau, ces troncs offerts par la ville de Lille et transportés dans la camionnette des Ajonc… Vite fait, bien fait, au son de la guitare et de l’harmonica, grâce aussi à l’aide et la bonne humeur des neveux qui l‘accompagnaient… Un grand moment de joie, de partage, et aussi de retrouvailles avec quelques océaniens exilés dans le Nord, qui lui ont fait un bel accueil (merci à l’association La Case Océanienne) !

Après son départ, nous avons placé les sculptures dans le jardin et elles ont été inaugurées devant les habitants jardiniers par ses neveux, Annie et Cumë, étudiants à St-Omer, et par son filleul, le jeune Louis-Wassaümié de Lambersart. Ces sculptures sont maintenant l’âme du jardin, devenu terre kanak… Elles nous ont manqué, lorsque, en 2010, elles sont parties quelques mois à Paris pour être exposées à la Maison de la Nouvelle-Calédonie, aux côtés d’autres œuvres d’André Passa. Le jardin paraissait bien vide sans elles. Elles sont de retour, et grâce à elles, nous autres apatrides nous sentons mieux chez nous… et nous pensons à André, notre grand frère et ami.

Agnès et Grégoire DALLOZ