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LA VOIX DU NORD » Edition Calais » Actualité Calais » vendredi 08.04.2011

Un jardin communautaire verra-t-il le jour dans le Calaisis ?


Benjamin Gourdin espère que le projet de jardins communautaires va se concrétiser dans le Calaisis.

 ON EN PARLE 

Un jardin communautaire verra-t-il le jour sur Calais ? Le projet n’est pas encore acté, ...

Mais il séduit d’ores et déjà le maire de Calais.

Natacha Bouchart est en contact avec l’Association lilloise des Jardins Ouverts mais Néanmoins Clôturés (AJONC) depuis maintenant plus d’un an. Un jardin communautaire, mais qu’est-ce donc ? À la fois distinct des jardins familiaux ou ouvriers, le concept cher aux AJONC a fait des émules dans toute la région depuis 1997 et la création du tout premier Jardin lillois communautaire. « Dans un jardin communautaire, il n’y a pas de parcelle individuelle, prévient Benjamin Gourdin, le directeur adjoint des Ajonc. Cela fait que le nombre de jardiniers n’est pas limité et qu’il n’y a pas de liste d’attente ». Qui dit absence de parcelles individuelles implique également la création de lien social à partir du support nature, puisque les habitants sont alors associés autour d’un même projet qu’ils définissent et font vivre ensemble, sur le long terme.

« On donne la possibilité aux habitants de gérer un espace, poursuit le directeur adjoint des AJONC. Ils peuvent ainsi améliorer leur cadre de vie ». D’une ville à l’autre, les jardins communautaires ne se ressemblent donc pas. « On peut retrouver une partie potager dans un jardin communautaire, mais le potager n’est pas toujours une priorité, cela dépend des habitants », précise Benjamin Gourdin.

Des jardins à l’image des habitants

Suivant les envies et les compétences des uns et des autres, on apercevra donc sur certains sites des mares, des espaces dédiés au compostage ou à des toilettes sèches quand d’autres jardins communautaires s’attelleront aux tressages de percasol ou à des toitures végétales, comme au Jardin des Retrouvailles de Lille que Natacha Bouchart a visité en février 2010. « La difficulté cependant, c’est qu’il faut toujours mobiliser des gens. On a besoin d’un noyau dur pour impulser et faire vivre les projets », souligne le responsable des AJONC, tout en remarquant qu’aucun des vingt et un jardins créés n’a jusqu’à maintenant fermé ses portes.

L’association constate même un basculement depuis 2009. « Au début, les premiers jardins communautaires ont été développés à la suite d’initiatives d’habitants. Or on constate à présent que les collectivités territoriales et les bailleurs sociaux sont de plus en plus demandeurs. Ce sont eux qui nous passent des commandes à présent », analyse Benjamin Gourdin. D’ailleurs, les jardins communautaires ont à présent largement dépassé les frontières de la métropole lilloise, de Denain à Marly, en passant par Douchy-les-Mines ou peut-être Calais et Berck par la suite. « Nous avons été contactés par le service social de la mairie l’année dernière. Le maire de Calais est venu visiter le jardin de Wazemmes, avec l’idée d’en monter deux sur Calais » confirme le directeur adjoint, qui ne perd pas de vue qu’« au-delà de la volonté politique, il faut un terrain et des habitants volontaires ». Le terrain justement fait défaut pour l’instant à la première édile de Calais, qui garde malgré tout le projet en tête. « Nous allons déjà voir dans un premier temps comment évoluent les Jardins Extraordinaires », commente l’intéressée. •

CATHERINE BOUTEILLE

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