accueil | Plan du site | Agenda | Grands évènements | Liens | Espace adhérent

Accueil > Le Réseau > 4 - L’Écho des brouettes > L’Écho des brouettes, n° 1 (2002)

Articles

Prise de bulbe

La Multiplication des joncs communautaires !


Que de projets réalisés en un an !

La tête dans le guidon, on a toujours l’impression que l’on n’avance pas, que le retard pris dans la réalisation des projets et la vie de l’association s’accumule.

On relève la tête, on se retourne, et l’on se rend compte que l’association s’est sensiblement développée.

Elle a changé de rythme d’activité mais sans changer d’état d’esprit. Pour en finir avec la métaphore cycliste, elle a changé de plateau mais pas de vélo…

PNG - 89.4 ko
« Nous empruntons aujourd’hui la terre que nous lèguerons demain à nos enfants », comme disait l’autre.

La démonstration est aujourd’hui faite : la démarche de jardin communautaire est reconductible. Le jardin des (re)trouvailles à Lille-Moulins a perdu son exclusivité. Bien qu’encore aujourd’hui extraordinaire et rare (soit rassurée Jaja), il n’est donc pas le résultat d’une conjoncture de facteurs dus entièrement au hasard et non reproductible. Le jardin des maguettes est naît concrètement en 2001, inauguré le 23 septembre en grandes pompes, il fait déjà partie du paysage habituel des habitants du « secteur » Caulier à Fives-lez-Lille. Comme si la démonstration était faite que « c’est possible ailleurs », des groupes d’habitants emboîtèrent le pas à Hellemmes et à Wazemmes, avec une telle énergie et une telle volonté d’aboutir, que des terrains sont aujourd’hui investis et les opérations de « négociations » avec les partenaires publics concernés abouties pour l’essentiel.

D’autres groupes d’habitants et d’autres volontés d’enclencher les mêmes dynamiques et les mêmes résultats s’expriment en d’autres points de l’agglomération lilloise ; à Saint Maurice-Pellevoisin et dans différents quartiers de Roubaix en particulier.

La « convention pour le développement de jardins communautaires ouverts (et néanmoins clôturés) sur le territoire lillois » a été signée avec la Ville.

Aujourd’hui, de nombreuses associations et institutions nous identifient comme des partenaires potentiels, actifs en matière d’accompagnement à l’implication des habitants dans le devenir de leur environnement, l’animation sociale et culturelle de leur quartier.

Les AJOnc deviennent fédérateurs d’initiatives multiples à partir de véritables jardins du possible dans la ville. Ils sont naturellement médiateurs, entre des habitants qui veulent contribuer à l’intérêt collectif, et des pouvoirs publics qui découvrent et s’essayent, plus ou moins adroitement, à la gouvernance. Les AJOnc participent peut-être, sans que personne ne l’ait encore bien défini, au renouvellement de l’Education populaire … (développement au prochain numéro).

René Penet