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Arrosage et plantation


c’est toujours la saison (c’est malin !)

Les végétaux ne sont pas faits pour être transplantés ; du moins, il ne le font pas naturellement. La transplantation est un choc, un stress pour la plante. Il nous faut donc le limiter au maximum. Si certaines aiment celà, c’est la sélection humaine qui en ait souvent la cause. Elles s’en sortent plus ou moins bien : se retrouver dans un terrain neuf, sans concurrent proche aide à la reprise et par la suite favorise le développement. Mais l’important reste de bien arroser à la replantation... même sous la pluie battante.

Si dans de grandes opérations de plantations ou de boisement, on peut se passer d’arroser (et parfois de tasser la terre), le jardinier tend à personnaliser les soins à chacun de ses végétaux. Pour lui une reprise de 50 % de ses plants est un échec.

  • Pour les plantes en motte, la transplantation est moins risquée mais la survie peut être en jeu de par le fait que les racines confinées dans un milieu riche et engraissé vont devoir s’adapter à la terre de votre jardin. Là, le fait de mélanger un peu de terreau à la terre du trou de plantation permet aux racines de s’adapter progressivement à son nouveau milieu (mais vous êtes sensés avoir déjà choisi des végétaux en fonction du milieu et du climat).
  • Pour les plantes à racine nues, la plantation a lieu en fin d’automne ou en hiver. On peut praliner les racines pour stimuler la pousse des radicelles, mais surtout il faut bien tasser la terre autour. La manière la plus efficace est d’arroser, de noyer même le pied de la plante. Ainsi la terre colle aux racines et radicelles et chasse l’air du sol. Cet air, pourtant utile, reviendra en temps voulu de par la seule respiration du sol avec une composition et une saturation en eau différentes de celui que nous respirons. En attendant, les radicelles n’auront pas le temps de sécher ou de pourrir. L’action de l’eau est d’abord mécanique, elle complète ou remplace le tassement avec les pieds, les mains ou divers outils.

Comme on l’a vu, cette eau (un volume d’eau égal au trou de plantation dans le doute) ne sert pas directement à la nutrition des végétaux, et il ne faut pas croire que l’absence de feuilles en hiver rend inutile ou nuisible cet arrosage. Ensuite, il ne faut pas oublier que les racines poussent en hiver. Peu certes, mais ce développement prépare le printemps : les arbres plantés fin novembre 2002 ont généralement survécu à la canicule ; ceux qui ont été plantés au printemps 2003 ont été « décimés », parfois à 100 %.

Chaque fois que le temps d’hiver devient plus clément, les cellules terminales des racines en profitent pour se reproduire. Ces dernières doivent être prêtes au printemps pour puiser les aliments de la plante. Celà explique qu’un arbuste ou un arbre planté au printemps, ou en été, doit être arrosé régulièrement la première année jusqu’à ce qu’il ait survécu à son premier hiver. Alors que l’idéal est que la plante s’adapte (« doit » rester adaptée) à son climat (pluviométrie, vents, sécheresses, expositions).

Claude Delattre

Dans un domaine proche, on peut voir que les gazons semés à l’automne n’ont pas besoin d’être arrosés — et craignent moins les adventices qui poussent mieux au printemps —, les autres gazons, s’ils sont sophistiqués, le nécessitent toujours et régulièrement avant d’être suffisamment stabilisés.