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Accueil > Le Dicton de la semaine > ARCHIVES > 11 - Novembre

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3 novembre - Saint-Hubert

A la Saint-Hubert les oies sauvages fuient l’hiver.


La légende de Saint-Hubert

Hubert, né aux envi­rons de l’an 657, était fils d’un duc d’Aquitaine et sa famille était issue du sang des rois méro­vin­giens. On le dit appa­renté à Charles Martel.

On le trouve à la cour de Pépin de Herstal, maire du Palais d’Austrasie (Lorraine) et de Neustrie (Loire, Bretagne, Manche et Meuse).

Il épouse Floribanne, fille du Roi Dagobert. Les chro­ni­queurs nous disent qu’il était connu par « les fol­les joies de la vie mon­daine » et que sa pas­sion pour la chasse était telle qu’il en oubliait ses devoirs.

Un jour qu’il se trou­vait engagé dans une par­tie de chasse et que la chasse l’avait conduit dans une par­tie recu­lée de la forêt des Ardennes, un cerf, qui parais­sait plus grand et plus beau que les ani­maux de son espèce, lui appa­rut avec une croix entre ses bois. Hubert se mit à pour­chas­ser le cer­vidé mais celui-ci par­ve­nait tou­jours à le dis­tan­cer sans pour autant se fati­guer. Ce n’est qu’au bout d’un long moment que l’ani­mal s’arrêta et qu’une voix tonna dans le ciel en s’adres­sant à Hubert en ces ter­mes :

Hubert ! Hubert ! Jusqu’à quand pour­sui­vras-tu les bêtes dans les forêts ? Jusqu’à quand cette vaine pas­sion te fera-t-elle oublier le salut de ton âme ?

Hubert, saisi d’effroi, se jeta à terre et hum­ble­ment, il inter­ro­gea la vision :

Seigneur ! Que faut-il que je fasse ?

Va donc, reprit la voix, auprès de Lambert, mon évêque, à Maastricht. Convertis-toi. Fais péni­tence de tes péchés, ainsi qu’il te sera ensei­gné. Voilà ce à quoi tu dois te résou­dre pour n’être point damné dans l’éternité. Je te fais confiance, afin que mon Église, en ces régions sau­va­ges, soit par toi gran­de­ment for­ti­fiée.

Et Hubert de répon­dre, avec force et enthou­siasme :

Merci, ô Seigneur. Vous avez ma pro­messe. Je ferai péni­tence, puis­que vous le vou­lez. Je sau­rai en tou­tes cho­ses me mon­trer digne de vous !

Hubert, duc et maire du palais des rois d’Austrasie, tint parole. Il se ren­dit aupres de Lambert, son évêque, qui le reçût avec joie. Il implora sa pro­tec­tion, l’assu­rant qu’il vou­lait consa­crer à Dieu le reste sa vie com­men­cée dans l’impiété. L’évêque lui donna sa béné­dic­tion en Notre Seigneur Jésus-Christ et le mit sur la voie ver­tueuse et dif­fi­cile du salut.

Abandonnant palais et riches­ses, renon­çant à tou­tes les vani­tés de ce monde, Hubert se retira à Andage, dans les bois de Chamlon, où Notre Seigneur s’était mon­tré à lui dans les ramu­res d’un cerf blanc, sous la forme d’une croix étincellante.

Lambert, évêque de Maestricht, ayant été mas­sa­cré par des païens, Hubert fut appelé à lui suc­cé­der.

Hubert mou­rut en l’an 727 des sui­tes d’un acci­dent causé par un ouvrier mala­droit et il fut ense­veli à la col­lé­giale Saint-Pierre de Liège.

Un siècle après la mort du saint, l’évêque Walcaud décide, en 825, de donner une partie de ses reliques au monastère d’Andage dans les Ardennes, qui prit le nom de Saint-Hubert.

C’est là que se développa la légende du saint, qui d’évêque fut transformé en jeune seigneur chasseur.

Dans ce monastère, on élevait une race de chiens qui prit son nom, et on invoqua le saint contre la rage. l’épisode du cervidé en fit tout naturellement le saint patron des chasseurs et des forestiers.

Sa fête est célébrée le 3 novembre de chaque année.