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Accueil > Le Dicton de la semaine > ARCHIVES > 08 - Août

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26 AOÛT - St Zéphyrin

Orage de la Saint-Zéphyrin met souvent de l’eau dans le vin.


Saint Zéphyrin - Pape de 199 à 217, d’origine romaine. Son pontificat fut troublé par les persécutions de Septime Sévère, empereur romain de 193 à 211. Il eut comme diacre saint Calliste qui lui succéda.

Zéphyrin est issu du grec zephu­ros, vent du Nord-Ouest dans les pays hel­lé­ni­ques. Ce fut aussi le nom d’une divi­nité qui per­son­ni­fiait cette brise, agréa­ble selon Homère. Ce dieu Zéphir était l’époux de Chloris, la déesse des fleurs. Ce nom fut attri­bué assez régu­liè­re­ment sous l’Antiquité, sur­tout dans la par­tie hel­lé­ni­que de l’Empire romain. Il dis­pa­rut de l’usage en Occident dès les Ve-VIe siè­cles mais fut conservé au Moyen-Orient puis dans plu­sieurs pays ortho­doxes.

Il convient de se méfier des ora­ges du mois d’août, car par­fois accom­pa­gnés de grê­les sou­vent pré­ju­di­cia­bles aux pro­chai­nes ven­dan­ges, comme le rap­pelle ce dic­ton du 26 août.

Les ora­ges sont à la fois beaux et effrayants. Beaux par la lumière vive qu’ils créent dans le ciel, mais effrayants par leur bruit sourd et les dégâts qu‘ils peu­vent cau­ser.

Nos ancê­tres ne savaient pas expli­quer ce déchaî­ne­ment des éléments, c’est pour­quoi ils voyaient dans l’orage un très mau­vais pré­sage. Comme eux, beau­coup d’ancien­nes civi­li­sa­tions pen­saient que les Dieux mani­fes­taient ainsi leur colère !

Aujourd’hui nous savons expli­quer ce phé­no­mène météo­ro­lo­gi­que.

Le nuage qui pro­vo­que l’orage est appelé cumulo-nim­bus. Il est noir, épais et sur­tout chargé d’électricité. En effet, il est balayé en tous sens par de rapi­des cou­rants d’air qui créent un frot­te­ment des molé­cu­les et par­ti­cu­les le com­po­sant. C’est ce frot­te­ment qui génère de l’électricité. Plus exac­te­ment de l’électricité sta­ti­que qui est de pola­rité néga­tive. Au fur et à mesure que ce nuage gros­sit il se charge de plus en plus en électricité néga­tive. Par contre, le sol est lui chargé d’électricité posi­tive. C’est jus­te­ment cette dif­fé­rence de pola­rité qui est à l’ori­gine de la fou­dre car en électricité les oppo­sés s’atti­rant, les char­ges néga­ti­ves du nuage rejoi­gnent les char­ges posi­ti­ves du sol, à tra­vers l’air devenu conduc­teur.

Le ton­nerre est ce bruit sourd qui accom­pa­gne la fou­dre, plus ou moins rapi­de­ment en fonc­tion de la dis­tance de l’orage. Il est dû à la dila­ta­tion de l’air, sous l’effet du réchauf­fe­ment pro­vo­qué par la décharge électrique de l’éclair.

Comme la fou­dre choisi le che­min le plus facile pour rejoin­dre le sol, elle choi­sit aussi le plus court. Elle se dirige donc plus faci­le­ment vers le som­met d’un arbre ou de tout autre élément élevé ou de forme poin­tue.

Bien entendu, la décharge électrique de l’orage est dan­ge­reuse. Et comme Il y a vrai­ment des coups de fou­dre dont on se passe volon­tiers, si l’orage nous sur­prend à l’exté­rieur, évitons de s’abri­ter sous un arbre, sous un pylône, dans un han­gar métal­li­que, au bord des riviè­res et des étangs (l’eau est bonne conduc­trice de l’électricité)...

En fait pour pro­fi­ter en toute sécu­rité de ce qui, mal­gré tou­tes les expli­ca­tions scien­ti­fi­ques de notre époque, reste un pur moment de magie, obser­vons le de pré­fé­rence bien à l’abri der­rière la fenê­tre de la mai­son !