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PRESSE : La Voix du Nord Edition Lille Lille Quartiers mercredi 09.09.2009, 04:46

En septembre, un artiste fait surface au Jardin secret


À partir d’objets récupérés, Marc Haering crée des formes qui expriment ses interrogations.

 MOULINS 

Une fin de journée ensoleillée, c’était plus qu’il n’en fallait pour la cinquième carte blanche organisée au Jardin secret par l’association des AJOnc. Chaque premier vendredi des mois d’été, un artiste dispose du jardin en toute liberté. Vendredi soir, le vernissage proposé par Marc Haering était parfaitement adapté à ce lieu un peu décalé.

Le Jardin secret est une friche et on y accède par un trou percé dans le mur mitoyen du Jardin des (re)trouvailles. Arbres et arbustes en liberté entourent un reste de maison au toit légèrement « étuilé ». C’est dans cet espace hors du temps que Marc Haering a dispersé le fruit de ses recherches artistiques.

Professeur à Lambersart, Marc Haering a depuis toujours été attiré par les cartes d’état-major, par les courbes de niveaux et autres signalétiques cartographiques. Et cette recherche des courbes et des strates se retrouve dans ses tableaux, dont certains sont en trois dimensions.

Aux murs et aux cimaises improvisées du jardin, des esquisses de visages se font face, ornées de filets orange du plus bel effet. Plus loin, une fleur de polystyrène arrondit son centre en un haut-relief concentrique. De l’autre côté, une série de tableaux en trois dimensions évoquent les canyons d’un incertain far west. À terre, un paysage marin aux couleurs vives rappelle les vacances et les jeux dans le sable. Cette façon d’exposer est déclinée au hasard du Jardin secret, en des tableaux urbains posés à même le sol rappelant parfois de façon onirique les plateaux des jeux d’enfants.

L’originalité de la démarche de Marc Haering repose sur son art consommé du recyclage, puisque c’est au hasard des chemins qu’il puise à la fois son inspiration et la matière pour l’exprimer. À partir de matériaux glanés dans les rues, à mi-chemin entre le récup’art et l’art brut, il crée des formes qui expriment ses attentes, ses interrogations et ses obsessions. Ainsi, le plateau de polystyrène qui avait été picoré par une armada de poules devient, après glaçage et entourage, un bas-relief de vallées et ravins.

Tout au long de la balade dans le jardin, des filets d’oranges et des bouts de n’importe quoi, assemblés d’une certaine façon, expriment cette recherche visant à représenter la cartographie dans l’espace.

« Mes tableaux en relief évoquent par moments la sculpture et c’est une démarche qui m’attire de plus en plus. J’ai récupéré des mannequins et avec ce matériel, je vais tenter une incursion un peu personnelle dans l’univers de la sculpture. » Intitulée « Faire surface », cette première exposition de Marc Haering permet de découvrir en un même lieu une douzaine d’oeuvres réalisées entre 2004 et 2009, qui retracent une démarche entreprise il y a une quinzaine d’années. • A. S. (CLP)

> Exposition visible jusqu’au 23 septembre, sur rendez-vous au 03 20 08 20 31. Jardin des (re)trouvailles, 11, rue Montesquieu.