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Au jardin des Retrouvailles

« Nord Éclair » (1er aout 2003) : Comment ils ont appris à cultiver des relations


par Aurélie Lepape

Depuis 4 ans, le jardin des Retrouvailles est un lieu de rassemblement et de fête pour les habitants de Lille-Moulins.

C’était il y a 4-5 ans : le premier jardin communautaire de Lille prenait forme dans le quartier Moulins, rue Montesquieu. Il allait rapidement faire des petits, à Fives et à Wazemmes.

Depuis, le jardin a vu passer bien des fêtes. Dont celle de vendredi soir [1] : conte [2], rock de chambre [3] et cinéma en plein air [4], organisés par l’association Monac’1. « En tout, une vingtaine », estime Jérôme Segard.

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« L’ambiance du jardin ? C’est très variable. Ce soir, par exemple, c’est l’équipe Monac’1 qui va mettre son ambiance », dit-il. Il y a quelques années déjà que le jeune homme a été embauché comme animateur du jardin, à la fin d’un cursus en environnement conclu par un mémoire sur la participation des habitants dans la ville. Après la théorie, la pratique. Car c’est bien de la participation des habitants du quartier que se nourissent les plantes du jardin des Retrouvailles. Mais il est dit qu’une plante pousse plus vite au son de la voix. Et des voix, il y en a eu ici depuis 4 ans. « Ce jardin, c’est une sorte de place du village », sourit Jérôme Fiévet, de l’équipe Monac’1. S’il suffit donc de mesurer le succès du jardin comme lieu d’échanges entre voisins à la bonne santé de ses plantes, succès il y a eu, sans conteste. Mais il existe un autre moyen, plus fiable, de pratiquer la mesure : écouter la ferveur avec laquelle les adhérents-jardiniers parlent de leur coin de verdure. Jeannine Delval habite au bord du jardin, « anciennement un terrain vague, qui servait presque de décharge. » Aujourd’hui, dit-elle, « c’est beau de voir le jardin à ses fenêtres, d’entendre les oiseaux, de revoir les papillons, et de gouter ce qu’on fait pousser. »

Bien sur, comme ailleurs, les problèmes persistent. Quelques dégradations ont été déplorées, et certains jeunes du quartier se heurtent parfois aux jardiniers. Mais le lieu « socialise », assure Jérôme Fiévet. « Le jardin a aidé à résoudre certains problèmes du quartier, ajoute Jeannine Delval. Il y en a moins aujourd’hui. Et les anciens, qui craignaient que le terrain soit mal fréquenté, sont les premiers à venir dans le jardin. »

Aurélie Le Pape

[1] Vendredi 25 aout 2003.

[2] Compagnie La Vache bleue.

[3] Violons profonds.

[4] La Scéance a été repoussée au cinéma L’Univers, rue Danton, le même soir pour cause d’intempéries.