accueil | Plan du site | Agenda | Grands évènements | Liens | Espace adhérent

Accueil > Formations, Grainier, Compost, Fiches techniques, Biocabas > 5 - Fiches techniques > Faune

Articles

le hérisson

Réalisation d’un gîte quatre étoiles pour les hérissons de nos jardins


sur le Bizardin (Hellemmes) avec le Centre de loisirs "A tout sens"(Fives) les 29 & 30 octobre 2008.

L’hiver est vite arrivé et sans sommations ! Un froid intense s’installe déjà... Il est donc temps de s’occuper du nourrissage et du logis de nos petits protégés du jardin naturel que sont les passereaux qui ne migrent pas vers les pays chauds ; tels les mésanges, rouges-gorges mais aussi les insectes et autres hérissons (Erinaceus europaeus)...

Construire un gîte à hérisson ne s’avère pas bien compliqué...

Bien sûr, il existe plusieurs façons de faire mais au Bizardin avec les enfants du CLSH "À tout Sens", nous avons opté pour le tas de bois, simple dans sa conception et véritable gîte quatre étoiles !

Dans un tas de bûches rangé en "bûcher", nous avons préparé au milieu une petite cavité (40 cm de hauteur sur 70 cm de largeur environ) remplie de brindilles et de paille. Celle-ci est surélevée sur une planche qui évitera le contact direct avec le sol gelé.

À l’entrée, nous avons mis une chicane ( à l’aide de planches et de bûches) pour que notre hérisson soit à l’abri de la lumière et du vent.

Ensuite nous avons isolé le tout avec des brindilles sèches ainsi que des branches de sureau provenant de la taille des arbustes, jusqu’à ce que notre refuge à hérisson ressemble à un banal tas de branches traînant au fond du jardin.

À la fin, il ne nous restait plus qu’à le recouvrir d’une bâche et de feuilles mortes, ultime protection contre la pluie.

Pour mémoire : c’est en fin d’automne que le hérisson prend ses quartiers d’hiver, constitués d’un abri sous un tas de bois, un amas de feuilles mortes au fond d’une haie ou même au sein d’une plate-bande non tondue. Même s’il hiberne, il lui arrive de sortir en hiver pour aller se régaler de quelque nourriture (souvent les croquettes du chat !).

En belle saison, il se nourrit de tout ce qu’il trouve et est aussi opportuniste que la fouine : omnivore, l’essentiel de ses menus consiste en mollusques (limaces, vers de terre, escargots), arthropodes en tout genre (coléoptères, chenilles, mille-pattes) grenouilles, lézards et petits mammifères, œufs d’oiseaux nichant au sol, fruits, baies et champignons.

Un conseil : ne lui donnez jamais de lait, cela va lui déclencher une dysenterie épouvantable. Si vous tenez absolument à nourrir le "meilleur ami du jardinier", ce dernier se contentera des restes de repas ou de fruits.

Monsieur hérisson possède un territoire beaucoup plus étendu que sa compagne (de 8 à 10 ha). L’odorat joue un rôle essentiel dans les relations sociales et la recherche de nourriture. C’est son sens le plus développé.

Le hérisson a des mœurs crépusculaires et nocturnes. La femelle construit un nid de végétaux et peut mettre bas une à deux portées de 3 à 7 petits par an. Ils naissent aveugles, leurs épines sont molles et ils sont allaités par leur mère ; le sevrage intervient au bout de quarante jours. Vers 3 semaines, les petits vont à la recherche de proies comme les adultes. Ils peuvent se reproduire dès l’année suivante !

Dans certains pays de l’Est, il est consommé cuit dans un pot en terre mais les principales menaces qui pèsent sur le hérisson dans nos campagnes, sont les automobilistes ainsi que les pesticides et herbicides industriels qui s’accumulent dans les graisses et sont également cause de la diminution du nombre de leurs proies.

Photos AJOnc (sur le Jardin communautaire Le Bizardin)