accueil | Plan du site | Agenda | Grands évènements | Liens | Espace adhérent

Accueil > Les Jardins > LILLE (quartier Moulins) : Jardin des (Re)trouvailles > Le Jardin dans les médias

Articles

La Voix du Nord Lille Quartiers | MOULINS | jeudi 18.09.2008, 04:54

Il y a dix ans naissait, dans le quartier, le premier jardin communautaire de France


Au milieu des arbres, les jeunes du Club Nature ont inventé un roman photo.

Samedi après-midi, une joyeuse effervescence régnait rue de Montesquieu, pour célébrer les 10 ans du jardin des (Re)trouvailles. Premier jardin communautaire « ouvert mais néanmoins clôturé » de France, ce lopin de terre illustre à sa façon qu’une utopie peut se concrétiser et réussir à mêler, en un même lieu, des habitants aux trajectoires différentes qui souhaitent simplement se rencontrer et échanger.

L’histoire a débuté dans le quartier, à l’emplacement de l’actuel jardin des Olieux qui n’était, à l’époque, qu’une friche laissée à l’abandon. Après avoir contribué à transformer cet espace en un jardin ornemental, un collectif d’habitants, réuni en association, souhaitait aller plus loin dans la participation citoyenne liée aux jardins en ville. Le projet de création d’un jardin non seulement conçu par les habitants mais également entretenu et animé collectivement par eux, comme cela existe à New York, a pris corps. Un espace engazonné mais non utilisé, situé rue de Montesquieu, allait de ce fait expérimenter et lancer le concept des AJOnc (Amis des jardins ouverts mais néanmoins clôturés).

Si tout ne s’est pas fait sans peine, il faut cependant souligner le partenariat qui existe au niveau des jardins communautaires. Ceux-ci se sont fortement développés depuis la création du jardin, rue de Montesquieu, et on recense actuellement neuf jardins installés dans la métropole lilloise et trois en région. En dix ans, le jardin des (Re)trouvailles est devenu un espace très agréable, avec des esquisses de sentiers au travers de frondaisons variées, ponctué en son centre par une petite mare et une ruche, et proposant un potager dans un coin. Toutes les parcelles sont communes et c’est par l’entraide et le partage de connaissances que lentement la nature a été un peu domestiquée. Au fond du jardin, un trou à même le mur permet d’accéder au Jardin secret, lieu d’expositions et de happening mensuels.

Pour fêter ces dix années, Michel et Muriel Colin avaient tenu à organiser un lâcher de pigeons avec les enfants du club nature. Installés depuis peu dans le quartier, Michel et son épouse sont rapidement devenus des inconditionnels du jardin : « Les AJOnc, c’est un peu comme une grande famille, cela fait neuf mois que l’on vient régulièrement ici et il y a toujours à faire. »

À l’entrée, Cécile et Sophie animaient un atelier très suivi par les enfants, la création d’un roman photo dont l’histoire mettait un chat en scène. Plus loin, près de la mare, les bénévoles décoraient la guérite-tonnelle pour le dîner festif proposé sous forme d’auberge espagnole.

Pour Benjamin Gourdin, responsable associatif à l’AJOnc : « Ce jardin est avant tout la réalisation d’une oeuvre collective. Même si cela reste fragile car rien n’est jamais acquis, le jardin remplit de plus en plus sa fonction auprès des habitants. Au départ, c’était le lieu de rencontre de gens partageant les mêmes valeurs et qui venaient souvent seuls. D’ailleurs, le jardin compte cinq mariages à son actif. Maintenant, on sent réellement que les gens s’investissent, viennent en famille et cela est très satisfaisant. » • A. S. (CLP)