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Accueil > Le Réseau > 4 - L’Écho des brouettes > L’Écho des brouettes, n° 2 (2003)

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La vie rêvée des groupes

Un JOnc, c’est quoi ?


point de vue d’une habitante jardinière de Wazemmes

Un jardin communautaire, à quoi ça sert ? Et puis c’est quoi ? Comment répondre à ces questions sans tomber dans des réponses faites de belles paroles et belles idées ?

Que peut cacher le terme communautaire, par exemple ?

Histoire de remplir le n° 2 de L’Écho des brouettes (si je ne donne rien, olors que je me suis engagée à y écrire une bafouille, ça va chauffer rue Montaigne !) je vous propose ma définition. Réponse personnelle à questions compliquées.

Communautaire : communautaire, com mutare, commun ? Le latin sans doute m’éclairerait un peu, mais je n’ai pas de dictionnaire sous la main. Alors, communautaire ? ; et bien oui, sans doute l’idée de partage, de faire ensemble, de se sentir dans un esprit de communauté, de se retrouver autour d’un objet et de valeurs communs, et d’expérimenter l’apprentissage d’une vie collective. Le Jardin est pour moi, sans aucun doute, tout ça. D’ailleurs, si je vous disais que depuis que je partage l’aventure du JONC sur Wazemmes, je me sens vraiment une habitante du quartier. Grâce ou jardin, j’ai pu rencontrer mes voisins de quartier et à travers eux, ressentir son âme. Du coup, une partie de mon identité est liée à Wazemmes, et du coup, j’ai envie de contribuer à son animation. D’ailleurs cet esprit de mobilisation autour du quartier, je le ressens dans le groupe des habitants jardiniers de Wazemmes.

Leur attachement au quartier et leur dynamisme autour du jardin, n’est-ce pas une belle preuve de citoyenneté ça ? S’intéresser à son environnement et à son avenir (« les habitants préparent votre avenir !! »), n’est-ce pas aussi être citoyen ?

En tous cas, oui, moi, je suis citoyenne dans mon quartier, de la dimension communautaire qu’il peut y avoir dans l’idée de quartier, et ce, notamment grâce au jardin.

Alors, pour tout ça, plus les bonnes soupes aux orties en perspective, les montages et démontages de tonnelle, le délire des ballots de paille à travers l’appartement de Yasmina et de Yohann, les crottes de chien et autres saletés à ramasser sur le terrain, ... J’ai vraiment envie de poursuivre cette belle aventure, qui, j’en suis sure, va bien finir par aboutir à un merveilleux jardin vivant, plein de couleurs et d’odeurs pour et par les habitants de Wazemmes.

Allez faut continuer !!!

Excusez si vous n’avez rien compris à cette tirade mais comme je vous le disais, il faut bien le remplir, hein, ce canard ! (sans rancune, la bande de la rue Montaigne !!)

Véronique, habitante jardinière de Wazemmes
(il paraît que c’est la formule consacrée ; pourtant jardinière ça reste à prouver !)